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lundi 22 novembre 2010

Arles-Avignon peut-il encore y croire ?


Six points en 14 matchs.
Une victoire en 14 rencontres disputées.

Voici vite résumé le bilan de la lanterne rouge de la Ligue 1, le club de l'AC Arles-Avignon après cette 14eme journée, marquée notamment par le réveil des "gros".

C'est bel et bien une année difficile à laquelle sont confrontés les coéquipiers de Camel Meriem, venu en terre provençale pour relever un défi quasiment perdu d'avance.
Le plus petit budget du championnat (ndlr= 18 millions d'euros) peine à jouer avec les grands. Une différence de buts déjà abyssale avec - 20 au compteur. Un retard de 8 points sur le premier non relégable. Le plus faible nombre de points de tous les championnats européens. Tous les indicateurs sont dans le rouge pour l'ACA.

Mais pourtant cette équipe en mal d'identité s'accroche journée après journée, martelée qu'elle est par un coach qui ne baisse jamais les bras, le Bosniaque (ou Bosnien), Faruk Hadzibegic. Arrivé en plein marasme, après le licenciement de Michel Estevan, le "pompier de service", surnom que l'on lui donne dans le milieu du foot (pour avoir souvent repris des clubs en difficulté), continue de motiver ses troupes et de croire en l'exploit.
Il est vrai que son arrivée en Camargue, a redonné un second souffle à Kaba Diawara et ses potes. Trois matchs nuls et une victoire. Du jamais vu au sein du club depuis son accession en élite. Alors forcément l'espoir renaît quelque peu dans les préfabriqués du stade Fournier (le camp d'entraînement de l'AC Arles-Avignon).
Mais comme le précise le coach dans un français au puissant accent de Sarajevo "Il faut garder travail et humilité". De toute façon le club provençal peut difficilement se la ramener. Avec ce faible bilan, après plus d'un tiers du championnat, il serait difficilement acceptable de voir ne serait-ce qu'un soupçon d'arrogance sur les visages des arléo-avignonais...

Alors les joueurs de coach Faruk avancent tête baissée, journée après journée pour essayer de revenir et d'exister. Mais dimanche à la maison, sur leur pelouse du parc des sports qui leur avait tant porté chance la saison précédente en Ligue 2, les partenaires de Sébastien Piocelle ont chuté. Bousculés par des Girondins de Bordeaux en recherche d'efficacité, les provençaux ont craqué pour encaisser 4 buts et s'incliner sur le score de 2 à 4. Une cruelle désillusion pour des promus qui avaient pourtant ouvert la marque mais qui ont dû oeuvrer pendant 1 heure à dix contre onze après l’expulsion de Fabien Laurenti.

Fabien Laurenti, Sébastien Piocelle, Kaba Diawara, Camel Meriem....tous ces noms que l'on connait déjà. Tous ces noms de joueurs en mal de reconnaissance et de jeu à ce niveau de la compétition. Des joueurs revanchards comme le précisait le président Marcel Salerno qui a voulu bâtir son équipe et son club sur cet état d'esprit...mais pour l'instant sans succès.

Il reste désormais 24 rencontres à disputer pour ce club situé à mi-chemin entre Marseille et Montpellier.
24 matchs pour atteindre la barre des 40-42 points synonyme de maintien.
Si l'on regarde de plus près, il faut à l'ACA, marquer 36 points en 24 matchs. Soit l'équivalent de 12 victoires....
Quand on pense qu'ils ont connu la victoire qu'à une seule reprise cette saison, on voit mal comment la tendance pourrait s'inverser.
Mais à l'impossible nul n'est tenu, alors pourquoi pas un miracle pour les derniers de L1.
Il n'y a peut être plus que les dieux du football qui peuvent sauver l'ACA...


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